Quand on parle de chaussures “confort”, les promesses sont souvent belles… mais pas toujours durables. C’est pour ça que j’ai pris le temps de dépasser les 100 km avec cette paire avant de me faire un vrai avis.
Après plusieurs semaines d’utilisation sur route, je te propose ici un test Nike Vomero 18 basé sur l’expérience : amorti, stabilité, sensations, usage au quotidien. Un avis sur la Vomero 18 clair, objectif, et surtout utile si tu hésites à l’intégrer dans ta rotation.
Sommaire de cet article
Avant le test : la Vomero 18 sur le papier
Avant même de parler sensations, la Nike Vomero 18 arrive dans une gamme Nike totalement réorganisée en 2025. La marque annonce vouloir rendre tout ça plus lisible avec trois franchises : Structure (stabilité), Pegasus (polyvalence) et Vomero (confort/amorti). La Vomero 18 est la première à ouvrir ce nouveau chapitre, et elle se place clairement comme la remplaçante de la Nike Invincible. Son objectif ? Une chaussure route très confortable, protectrice, pensée pour les footings cool, les sorties longues et les allures tranquilles.
Sur le papier, la promesse est simple : amorti maximal, mais avec un peu plus de répondant que l’Invincible. Nike annonce un mix de mousses ZoomX + ReactX, sans plaque carbone, avec un drop de 10 mm. Côté fiche technique, on est sur 292 g en taille 42 pour un prix autour de 150 €, avec une sortie annoncée en février 2025. Le positionnement est clair : une paire confortable et durable, pour débutants comme coureurs confirmés, à sortir dès que tu veux préserver les jambes plutôt que pour se la jouer à la Jakob Ingebrigtsen.
Nike Vomero 18 : tout ce qu’il faut savoir (en chiffres)
Catégorie
Daily trainer confort / amorti maximal
Usage
Footings cool, récup, sorties longues, ef
Poids (taille 42) / Drop
292 g / 10 mm
Prix public / Date de sortie
150 € / Février 2025
Semelle extérieure
Caoutchouc
Semelle intermédiaire
ZoomX + ReactX
Tige
Mesh technique tissé
Épaisseur de la semelle (talon / avant-pied)
46 mm / 36 mm
Cette paire de running de la marque américaine promet avant tout du confort. Beaucoup de confort. Une chaussure pensée pour courir tranquille, protéger les jambes et encaisser les kilomètres sans broncher. Sur le papier, l’amorti ZoomX + ReactX semble cocher pas mal de cases, mais la vraie question reste la même : est-ce que ça tient la route après plusieurs sorties ? Réponse dans ce test vomero 18 basé sur plus de 100 km !
Petit spoiler : la Vomero 18 a quelques vrais points forts… mais pas que
Après plusieurs semaines et 100 km au compteur, voici mon avis Nike Vomero 18 : ses vrais points forts sur route, et les limites à connaître avant de sortir la CB.
J’ai donc testé les Nike Vomero 18 sur plus de 100 km pour voir si elles tiennent leur promesse : confort XXL et amorti protecteur, sans effet “parpaings”. Bref : voici mon avis Nike Vomero 18 — vraie alliée des footings et sorties longues… ou paire qui finit au placard, avec ta motivation du lundi ?
Le contexte du test : 130 km en prépa sub-35… et la Vomero 18 a pris cher (façon de dire)
Tester une paire “confort” comme la Nike Vomero 18, ça n’a aucun intérêt si tu la sors juste sur deux footings tranquilles et basta. Donc je l’ai mise dans un vrai contexte : ma préparation sub-35 pour la Prom’ Classic de Nice (4 janvier). Je cours avec depuis plusieurs semaines, de novembre à décembre, et au moment où j’écris j’ai déjà dépassé les 130 km. Et je compte continuer à la garder dans la rotation sur certaines sorties, parce que c’est aussi ça un vrai test : voir si tu as envie de la remettre.
Le cadre du test Nike Vomero 28 : ? Période : novembre à décembre 2025 ?♂️ Contexte : préparation 10km Prom’ Classic de Nice (objectif sub-35) ? Terrain : autour du Bois de Vincennes ? Types de séances : EF/récup (5’15–5’30/km), footing plus tonique (4’45–5’00/km), tempo (4’00–4’30/km), accélérations (côtes + lignes droites 100–200 m) ? Distance totale : 130 km+ (et ça continue)
Côté séances, je ne l’ai pas “garder au chaud”. Elle a fait du classique (footings récup/EF autour de 5’15–5’30/km), mais aussi des footings plus toniques (4’30–5’00/km), un peu d’allure soutenue type tempo entre 4’00 et 4’30/km pour voir si elle savait se réveiller, et même des accélérations en fin de séance (lignes droites 100–200 m, côtes et plat).
Niveau terrain, c’était surtout le Bois de Vincennes, sur route et chemins type bois, avec pas mal de sorties sous la pluie (merci l’automne parisien). Bref : pas une review à chaud, un test sur la durée, avec des jambes qui coopèrent… et d’autres jours, beaucoup moins (je sais que je suis pas le seul ?).
? Première prise en main : une version plus équilibrée de la Invincible
Dès que tu sors la Nike Vomero 18 de la boîte, tu comprends vite où Nike veut t’emmener. La semelle est bien épaisse, oui, mais ça ne fait pas “effet bateau”. Au contraire : c’est propre, bien assemblé, et ça donne tout de suite une impression de chaussure sérieuse. Quand tu l’enfiles, c’est encore plus clair : le pied est super bien installé. Le chausson est confortable, moelleux comme il faut, sans te comprimer ni te donner l’impression d’étouffer. Honnêtement, sur l’accueil du pied, c’est 10/10 : tu peux partir courir direct, sans stress.
Et forcément, ça m’a rappelé la Nike Invincible 3 (j’ai fait plus de 750 km avec). Même esprit “grosse paire confort” et gros amorti, mais la Vomero 18 le fait de façon plus équilibrée, moins excessive. Tu as de l’amorti, mais tu ne t’enfonces pas à chaque foulée comme dans un matelas trop mou. Par contre, on reste sur une chaussure assez lourde : autour de 292 g en 42 (et souvent plus de 300 g selon les tailles). Donc oui, tu le sens, et tu sais tout de suite que ce n’est pas une paire pour aller faire le fou sur du fractionné.
? Chausson et maintien : tu es bien, et ton pied ne bouge pas
Nike a clairement misé sur le confort. Le mesh est souple, agréable, ça ne gratte pas. La languette est bien rembourrée, le col aussi, et le talon est bien calé sans venir frotter le tendon d’Achille. Bref : tu laces, tu pars, et tu n’y penses plus. C’est exactement ce qu’on veut sur une paire “confort”.
Par contre, petit point à savoir : l’avant-pied est assez étroit. Si tu as le pied large, ça peut vite devenir un peu serré à l’avant. À l’inverse, si tu as un pied plutôt fin ou “normal”, tu vas apprécier : le maintien est vraiment bon, le pied reste bien en place même après plusieurs kilomètres. On sent que la Vomero 18 est faite pour enchaîner les sorties sans se battre avec ses lacets toutes les 10 minutes.
? Style et détails : Nike a encore bien bossé
Visuellement, je la trouve vraiment réussie. Elle reste imposante (normal, vu la semelle), mais elle fait moins “bloc” que l’Invincible : les lignes sont plus propres, plus modernes, plus faciles à porter au quotidien. Et puis bon… le bleu, forcément, ça aide (oui, c’est ma couleur préférée ?).
Nike, de toute façon, sait faire niveau design. Et sur la Vomero 18, ça se voit : il y a plusieurs versions / coloris dispo, et ça donne envie de choisir celle qui te plaît vraiment, pas juste “la moins moche”. Perso, c’est typiquement le genre de paire que tu as envie de sortir et de montrer aux coureurs du Bois de Vincennes… bon, sauf qu’en ce moment il fait nuit à 17h !
? Qualité et durabilité : ça respire le solide
Dès le début, j’ai senti que c’était une paire qui allait bien vieillir. Rien à voir avec certaines chaussures où tu vois déjà le mesh se détendre ou la semelle marquer après trois sorties (coucou l’Evo SL… ?). Là, les matériaux inspirent confiance : mesh propre, finitions clean, et une semelle extérieure bien protégée là où ça s’use le plus.
Et pour l’instant, je ne me suis pas trompé : après plus de 130 km, je n’ai rien à signaler. Pas de dégradation bizarre, pas d’usure inquiétante. Vu mon historique avec l’Invincible 3 (plus de 750 km sans problème), je pense que la Vomero 18 peut clairement partir sur des centaines et des centaines de kilomètres. À 150 €, ça ressemble franchement à un bon deal.
Avant même de courir, la Nike Vomero 18 donne une impression très claire : bon confort, finition solide, et une vibe moins extrême que l’Invincible. Une paire que tu enfiles… et que tu as envie de remettre.
Avis Nike Vomero 18 : mon retour d’expérience à l’entraînement
? Une chaussure confort… mais plus polyvalente que prévu
Avec la Nike Vomero 18, je m’attendais à retrouver le confort ultra moelleux de l’Invincible 3. Le vrai “nuage”. Sauf qu’ici, surprise : la Vomero 18 est confortable, oui… mais pas autant moelleuse qu’une Invincible ou qu’une Hoka Clifton. L’amorti est plus ferme, plus “tenu”. Et au fil des sorties, ça change pas mal de choses.
Je l’ai courue sur plusieurs types de séances : des footings EF/récup autour de 5’15–5’30/km, des footings plus actifs entre 4’30 et 5’00/km, un peu de tempo entre 4’00 et 4’30/km, et même des accélérations en fin de séance (lignes droites 100–200 m, souvent sous les 3’/km). Et honnêtement ? Elle s’en sort mieux que ce que son étiquette “chaussure confort” laisse penser ?.
? Amorti : très protecteur, mais pas “nuage”
Je préfère être clair : si tu cherches un amorti ultra moelleux, façon Invincible/Clifton, la Vomero 18 ne donne pas exactement ça. Pour moi, c’est confortable… mais sans « coussin XXL ». Sur les footings très tranquilles, type vraie récup, je vais plus facilement choisir une paire plus douce.
En revanche, cette fermeté a un avantage : la chaussure est un peu plus dynamique que prévu. Je peux descendre vers 4’30–4’15/km sans trop de souci, faire du tempo, relancer… sans avoir l’impression de subir la chaussure. Ce n’est pas une carbone et ce n’est pas fait pour du gros fractionné violent, mais pour une chaussure orientée confort, elle répond plutôt bien.
? Stabilité : franchement bluffante
Là où la Vomero 18 m’a mis d’accord, c’est sur la stabilité. Avec un stack énorme (46 mm) et un drop de 10 mm, je m’attendais à quelque chose d’un peu “haut perché”. En réalité, c’est hyper sécurisant. À mon ressenti, c’est même plus stable que l’Invincible.
Tu peux courir relâché, sans avoir peur que le pied parte dans tous les sens. Sur route, sur chemins propres, même quand tu fatigues, elle reste bien en place. Et ça, pour une chaussure maxi-amorti, c’est un vrai gros point fort.
? Polyvalence : pas une spécialiste, mais une bonne surprise
C’est là où elle surprend. Je pensais avoir une paire “récup/footing cool” et basta. Au final, je l’ai trouvée plus polyvalente : footing actif, tempo, et même des accélérations en fin de séance, ça passe.
À mon ressenti, elle est vraiment dans son élément autour de 4’45 à 5’15/km. Là, tu profites du confort, du déroulé, de la stabilité, sans subir le poids. Quand tu vas beaucoup plus lentement, je préfère un amorti plus moelleux. Quand tu veux aller très vite (fractionné sous les 4’/km en répétitions), ce n’est pas son terrain. Mais entre les deux ? Elle fait le job, et plutôt bien.
? Les limites à connaître (parce que tout n’est pas parfait)
Poids : ça reste une paire assez lourde (autour de 292 g en 42, souvent plus en grandes tailles). Tu le sens, et tu sais direct que ce n’est pas une chaussure pour battre ton RP.
Avant-pied un peu étroit : si tu as le pied large, ça peut coincer à l’avant.
Grip correct, sans plus : sur sol humide, j’ai senti que ça pourrait être mieux.
Respirabilité : je n’ai pas pu tester en plein été, mais de ce que j’ai lu, ce n’est pas son point fort non plus.
La Nike Vomero 18 n’est pas une vraie chaussure “nuage”. Mais elle est solide, très stable, avec une absorption des chocs au top et une polyvalence plus sympa que prévu. Une bonne paire de rotation, faite pour encaisser les bornes…
Nike Invincible 3 vs Vomero 18 : deux visions du confort (et de la rotation)
J’ai fait plus de 750 km avec la Nike Invincible 3. Et je l’utilisais quasi exclusivement pour des footings de récup / EF au-delà de 5’/km. C’était clair : effet nuage, effet bateau, ultra moelleux, très confortable… mais aussi moins équilibré et plus extrême. Géniale pour se préserver, beaucoup moins quand tu voulais un peu relancer.
La Vomero 18, elle, joue une autre partition. Toujours confortable, mais plus tenue, plus stable, plus équilibrée. Moins “canapé”, plus “chaussure d’entraînement”. Tu peux courir cool, mais aussi activer, faire du tempo, finir avec des accélérations sans te sentir pénalisé. Elle est moins spectaculaire que l’Invincible, mais beaucoup plus polyvalente au quotidien.
En résumé ?
Invincible 3 → très moelleuse, très protectrice, parfaite pour la récup lente (>5’/km), mais lourde et très typée.
Vomero 18 → moins “nuage”, plus stable et équilibrée, capable d’encaisser plus de situations à l’entraînement.
Perso ? L’Invincible, c’était ma chaussure de récup. La Vomero 18, c’est la paire que je sors plus souvent, parce qu’elle sait faire plus de choses.
Mon verdict du test Nike Vomero 18 : une paire solide, stable… et plus polyvalente que prévu
En bref, la Nike Vomero 18 fait ce qu’on lui demande : encaisser les kilomètres et te garder en sécurité. Après plus de 130 km, je retiens surtout deux choses : une absorption des chocs vraiment au top (tu sens que tes jambes sont protégées), et une stabilité bluffante pour une chaussure aussi haute (46 mm au talon, quand même). Ce n’est pas la chaussure “nuage” façon Invincible 3, mais elle est plus équilibrée, plus facile à sortir souvent, et franchement plus polyvalente que ce que j’imaginais : tu peux faire de l’EF, du footing actif, un peu de tempo…
Pour une prochaine version, trois ajustements la rendraient encore meilleure : alléger un peu l’ensemble (on sent que ce n’est pas une fusée), élargir l’avant-pied pour les pieds larges, et booster le grip sur sol humide.
✅ Parfaite pour toi si…
tu veux une chaussure confort + protection pour l’entraînement
tu fais beaucoup d’EF, sorties longues, récup, mais aussi quelques allures plus actives
tu cherches une paire stable et rassurante, même fatigué
tu veux un modèle solide à 150 € avec un bon potentiel de durée de vie
⚠️ Tu risques d’être déçu si…
tu veux une vraie chaussure “nuage” ultra moelleuse (Invincible/Clifton style)
tu as le pied large (avant-pied un peu étroit)
tu cherches une paire pour envoyer du gros fractionné rapide et léger
tu cours souvent sur sol mouillé et tu veux un grip irréprochable
Journaliste sportif diplômé de l'Institut Supérieur de Formation au Journalisme de Paris, Paul est notre expert produit. Ses domaines d'expertise s'étendent du running au tennis en passant par le football, avec plusieurs dizaines de tests produits à son actif et de nombreuses expériences en compétition. Sa plume et sa loupe sauront vous dénicher les plus belles pépites peu importe le sport et la saison !
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